Nexans (crédit photo : Nexans )
Nexans concède de lourdes pertes à la Bourse de Paris (-8,28%, à 125,20 euros) après la présentation de ses résultats annuels et de ses perspectives 2026.
L'an passé, le chiffre d'affaires standard du groupe, qui correspond à un prix du cuivre de 5 000 euros la tonne et 1 200 euros la tonne pour celui de l'aluminium, s'est élevé à 6,098 milliards d'euros, soit une croissance de 10,1%, dont 8,3% de croissance organique.
Cette performance pour la société, qui conçoit des systèmes essentiels à la transition vers un avenir connecté, résilient et bas carbone, a été tirée par la croissance organique exceptionnellement élevée du segment PWR-Transmission. Les deux autres segments, PWR-Grid et PWR-Connect, ont évolué conformément aux objectifs de moyen terme du groupe.
Parallèlement, l'Ebitda ajusté a bondi de 27,3%, à 728 millions d'euros. De son côté, le résultat net des activités poursuivies a augmenté de 31,1%, à 219 millions d'euros, tandis que celui des activités abandonnées a progressé de 20%, à 138 millions d'euros.
Pour Oddo BHF ces résultats opérationnels sont en ligne avec les attentes. Les analystes relèvent en plus la fin d'exercice soutenue. Chez Jefferies en revanche, les résultats du quatrième trimestre sont qualifiés de mitigés, " la forte croissance dans le segment Transmission et les marges solides dans les Réseaux (
grids
) seront probablement éclipsées par la progression limitée des marges en Transmission et la faiblesse des marges dans le segment Connect,
malgré une bonne croissance ".
Les objectifs 2026
Nexans a également dévoilé ses perspectives pour l'exercice en cours et vise, en 2026, un Ebitda ajusté compris entre 730 et 810 millions d'euros, et un flux de trésorerie disponible (FCF) de 210 à 310 millions d'euros. Dans le détail, la société table sur une performance plus modérée qu'attendue au premier semestre qu'au second. En outre, ces perspectives n'intègrent pas l'exécution du projet Great Sea Interconnector en 2026 et exclut la contribution des acquisitions non finalisées.
Si Jefferies ne se prononce pas spécialement sur ces perspectives, la banque d'investissement américaine estime que le point médian de l'objectif d'Ebitda ajusté est 2% sous le consensus, et celui du FCF 17% en-deçà des attentes, toujours au point médian.
Chez UBS en revanche, ces annonces sont jugées un peu faibles. Les analystes de la banque suisse pensent que ces objectifs ont été influencés par le manque à gagner de 30 millions d'euros sur l'Ebitda de la division Connect en 2025 (-20% par rapport au consensus au second semestre 2025). En outre, UBS estime que la hausse du titre de 8,5% depuis le début de l'année pourrait peser sur la performance du jour.
Enfin, Oddo BHF vise pour sa part un Ebitda ajusté de 795 millions d'euros en 2026, soit dans le haut de la fourchette fournie par la société. La recommandation des analystes restent à surperformance avec une cible de 160 euros. Pour UBS, l'avis est à acheter en visant 155 euros, et Jefferies est à conserver avec un objectif de cours plus faible situé à 136 euros.
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